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Différence entre aérothermie et géothermie

janvier 16, 2019 - Photovoltaique
Différence entre aérothermie et géothermie

Quelle est la différence en aérothermie et géothermie. L’aérothermie c’est capter l’énergie gratuite de l’air pour se chauffer. La géothermie, c’est capter l’énergie gratuite du sol pour se chauffer également. Pour la maison, quel système choisir ? L’idéal étant bien évidemment de se rapprocher d’un professionnel comme France PAC Environnement.

Aérothermie et géothermie

Notion de base concernant l’aérothermie et la géothermie

France PAC Environnement

Aérothermie et géothermie, quels sont les différences

Aérothermie ou géothermie sont deux systèmes de chauffage fonctionnant sur le même principe : celui de la pompe à chaleur. Grâce au COP, le coefficient de performance, la chaleur récupérée est démultipliée par un rendement appelé COP, et utilisée dans le système de chauffage.

La géothermie : solution de chauffage avec plus d’économies d’énergie

Ce fameux COP est malheureusement dépendant des conditions extérieures air ou sol. Et il se détériore plus la température du milieu où sont puisées les calories est basse. Un COP par +7°C pour la même pompe à chaleur air/eau est de 3,5 et passe à 2,2 par 0°C. Que dire du COP alors par -15°C ! Il est très mauvais, et les résistances électriques d’appoint sont largement sollicitées. C’est pourquoi la pompe à chaleur air/eau est très souvent utilisée au-delà d’un point d’équilibre proche de +3°, et ce, en relève de chaudière par exemple. Dans ce cas, la chaudière fonctionne elle à son plein rendement nominal par froid intense. Chaque générateur est ainsi appelé à fonctionner dans des plages de température où il est le plus efficace.

Ainsi l’air comme fluide médian a l’avantage d’être immédiatement et facilement disponible car présent partout, seulement sa fluctuation peut énormément varier en hiver. Exemple de -20°C (régions de l’est ou du nord de la France) à 0°C (région méditerranéenne).

Comparativement le sol possède plus de stabilité. Par 1,2 m de profondeur, sa température durant l’hiver dans les mêmes régions varie beaucoup moins, et oscille souvent de quelques degrés autour de 10/12°C. De plus, à cette profondeur, le sol n’est pas à température négative.

Comparatif du COP en géothermie et aérothermie

Par conséquent, le rendement COP global, c’est à dire annuel, d’une pompe à chaleur sol/eau (géothermie) sera bien supérieur à une pompe à chaleur air/eau (aérothermie).

Pour fixer les idées, un COP de pompe à chaleur sol/eau (géothermie sur sol) sera supérieur de +40 % par rapport à un COP de pompe à chaleur air/eau (aérothermie). Bien entendu les économies d’énergie suivent les mêmes pourcentages.

Sur le tableau ci-avant, nous avons également mentionné l’EER ou Energy Efficiency Rating qui représente le rendement d’une PAC fonctionnant en mode froid. Il est déterminé en divisant l’énergie frigorifique fournie (Watts) par l’énergie électrique absorbée (Watts). De même, et pour les mêmes raisons cette fois-ci inverses, la machine fonctionnera avec un meilleur rendement si les frigories sont puisées dans un sol plutôt stable autour de 16/17°C que de l’air avoisinant les 32/35°C en plein été !

L’aérothermie : une solution de chauffage plus facile à mettre en oeuvre

Effectivement, revenons à la géothermie et aux 2 systèmes désormais connus pour puiser l’énergie dans le sol :

Soit la mise en œuvre de capteurs horizontaux, sous forme de nappes de tubes à 0,6 m ou 1,2 m de profondeur implantées avec précaution dans le terrain (pas de plantation avec racine profonde, terrain perméable à la pluie, …)
Soit la mise en œuvre de capteurs verticaux ou sondes géothermales qui elles également nécessitent des précautions bien particulières : s’adresser avant tout à la D.R.I.R.E., et faire réaliser le forage par une entreprise qualifiée et agréée.

Ces 2 systèmes de géothermie, bien que très performants en terme de rendement, notamment avec les capteurs verticaux (très bons COP au-delà de 12 m de profondeur), nécessitent des mises en œuvre plus lourdes en travaux et en contraintes : terrain sans arbre, canalisation, …, type de sol propice, …, coordination à assurer entre corps d’état (foreur, terrassier, …) …

Bref, l’aérothermie, possède en un seul caisson extérieur (évaporateur, et compresseur) tout ce que la géothermie impacte dans le sol ! Les coûts de travaux sont effectivement moins chers en tout cas pour l’extérieur. N’oublions pas que la PAC peut difficilement fonctionner toute seule avec un bon COP et qu’elle donnera le meilleur d’elle-même avec une chaudière en relève. Dans ce cas l’investissement côté intérieur c’est-à-dire chaufferie sera impacté. A moins que la chaudière existe et que cet investissement se neutralise.

Résultat du match aérothermie et géothermie

En fait, dans la plupart des cas, une solution aérothermie sera moins efficace sur le plan du COP mais moins chère à l’installation.

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